Un mois avant sa sortie internationale le 11 mars, je prends une énorme claque - encore une - à l’écoute du dernier album de Daft Punk “Human After All“… Une fois de plus , les Daft osent un changement de cap radical, une nouvelle idée de la fusion rock/electronica sans concessions. A part les 2 niaiseries que sont “Make love” et “Emotion”, je retrouve le grain en dent de scie des meilleurs albums rock de ma discothèque : “Rock robot”, à faire palir un Richie Blackmore d’un Deep Purple survolté ou un Ozzy Osbourne adolescent (bon d’accord, les solos ne sont pas là , mais c’est tant mieux…), des saturations vocodées de guitares à voix d’humain, des parties rythmiques acérées ou encore un “Human After All”, hymne pop dévastateur dont le riff n’est pas sans rappeler un certain “Klakos” du feu GUMP… Le tout baigne dans le cosmos fractal daftien dans lequel ils se plaisent tant, et ça se sent.
Oui, “Human After All” est une fois de plus la preuve du génie visionnaire et activiste des ces deux là qui osent tous les mélanges et qui pointent, toujours avec cette distanciation anti-starificatrice qui leur est propre, les noeuds de la société post-moderniste (”Television rules the Nation”) pour montrer l’insupportable (”Steam machine”, “Technologic”, “Brainwasher”, sic). Le rock - nan pas le rock’n roll, le rock utile, la gueulante quoi ! - existe, encore, heureusement que certains s’en rappellent et l’adaptent à l’actualité.
Cet album, je l’ai téléchargé (*), je l’ai écouté et je l’achèterai… Ben oui, on a quand mème le droit de goà»ter avant de racker ?! Ca sert bien à ça le mp3 dégueu… A faire des surprises !!
(*) Ou plutôt, on me l’a envoyé… Eh oui, ya des trucs comme ça qui tourne sur le net, personne ne l’empèchera, l’homme construit ses outils à l’image de la société qu’il attend, i.e. libre et partagée… Ca ne veut pas dire sans règles ou sans éthique mais en tous cas pas dictées par les lois d’un modèle économique libéral vieillissant, pourri de l’intérieur, se targant de liberté et de démocratie quand ses seuls rèves sont la propriété et la sécurité, et s’opposant à la nécessaire recherche d’équilibre social et culturel de ce monde de brutes mondialisées… Alors, messieurs les décideurs, arrètez de nous mettre la larme à l’oeil, de vous servir des artistes comme bouclier et faites cracher les responsables (les maisons de disques, les producteurs) pour construire les réseaux culturels qui vous font si peur et pourtant nécessaires et irrémédiables !! Mais ça, c’est un autre sujet… quoique.
Be patient, I will traduce this article soon…